Money, money, money… – le démarrage

Vous avez eu l’idée géniale pour lancer un projet, une entreprise. Vous avez tourné cette idée dans tous les sens : il n’y a pas de doutes, elle doit marcher, elle marchera ! Parfait. Maintenant il faut se lancer. Mais avec quels moyens ?

L’idéal pour démarrer, c’est d’avoir ses propres fonds. On réfléchit, on s’associe avec quelques personnes (ayant des profils complémentaires !), chacun met quelques économies dans le pot commun, et l’aventure entrepreneuriale commence. Quel monde parfait !

Même si dans la vraie vie cela ne se passe pas toujours comme cela, il est réellement important pour une start-up que ses fondateurs puissent démarrer avec leur propres fonds.  Cela permet :

  1. De ne pas diluer le capital trop tôt et, donc, d’avoir plus de revenus à moyen terme;
  2. De garder la maîtrise dans la définition de la stratégie du développement de l’entreprise et dans la prise des décisions.

Le premier point est important, car si vous comptez vendre votre start-up où, supposons, chacun des trois associés détient un tiers du capital, vos gains seront bien supérieurs à ceux que vous obtiendriez si les associés n’avaient que 10% chacun, le reste étant entre les mains d’investisseurs.

En ce qui concerne le deuxième point, n’oubliez pas qu’au début vous aurez beaucoup de choix difficiles à faire. Vous allez devoir persévérer, revenir en arrière, parfois presque tout recommencer… Il vaut mieux que vous preniez toutes les décisions difficiles de cette période en vous appuyant sur vos propres idées et convictions, plutôt qu’en étant poussé par des personnes extérieures qui ne sont pas toujours à même de juger de l’impact et la pertinence pour vous et votre projet de tel ou tel choix…

Par ailleurs, n’oubliez pas : actuellement nous vivons une bulle entrepreneuriale. Être entrepreneur est devenu très à la mode, être investisseur dans les jeunes pousses l’en est également. Ce dernier fait est dû au fait des taux d’intérêts extrêmement bas des banques centrales, qui poussent des investisseurs à chercher plus de retour sur leurs investissements. Cela amène des personnes n’ayant aucune compréhension du monde de l’entreprise, aucune connaissance des méthodes et des étapes du développement d’un projet se déclarer un Business Angel. Faire entrer dans votre capital ce type d’investisseurs peut s’avérer même dangereux pour le développement de votre entreprise.

La plupart du temps vos économies ne seront pas suffisantes pour bien lancer votre entreprise et il vous faut aller chercher les fonds ailleurs. Voici quelques conseils :

  • A vos débuts ne comptez pas sur des investisseurs professionnels. Même aux États-Unis, le pays où la levée des fonds est une chose courante, moins d’une start-up sur 10 000 arrive à lever le capital de départ (seed capital) auprès d’investisseurs professionnels du capital-risque / venture capital;
  • Pensez au « love money » – l’argent qui peut vous être prêté par vos proches : famille, amis, collègues, voisins; ou par des investisseurs privés de type Business Angels bien sélectionnés, plateformes de crowd-funding…
  • Ne vous limitez pas aux membres de votre famille. Contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas eux qui seront susceptibles de vous prêter plus d’argent, mais plutôt vos relations professionnelles. La raison est assez simple : vos collègues sont souvent plus à même à comprendre en quoi consiste votre idée et ce qu’elle peut devenir. Si l’on en croit des statistiques américaines, un membre de la famille d’un créateur d’entreprise prête en moyenne $23 000, tandis qu’un collègue investira environ $39 000.

A vous de jouer ! N’oubliez pas que pour attirer le capital de départ il vous faudra faire un business plan. Rien de sophistiqué, mais quelques pages expliquant ce que vous allez faire et quels résultats (notamment financiers!) vous attendez.

Crédit photo: iStockphoto

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